Des employés licenciés chez GNL Québec
Les bureaux de GNL Québec à Saguenay sont situés dans un édifice de la rue des Saguenéens. Photo : Radio-Canada / Pascal Girard Dans l'attente de la publication du décret officiel pour statuer définitivement sur son avenir, GNL Québec a confirmé jeudi avoir ralenti considérablement ses activités et a mis fin à l’emploi de plusieurs employés. Il y a deux semaines le ministre de l'Environnement du Québec, Benoit Charette, est venu à Saguenay pour dévoiler que le projet de construction d'usine de liquéfaction de gaz naturel ne serait pas autorisé par le gouvernement du Québec. Or, l'entreprise n'a toujours pas annoncé qu'elle renonçait à son projet. La décision du ministre Charette entrera en vigueur lorsque le décret sera publié dans la Gazette officielle du Québec. Selon une attachée du ministre Charette, ceci se fait deux ou trois semaines après l'annonce. Comme le décret ne se trouvait pas dans la publication mercredi, il devrait y être la semaine prochaine. Une copie sera alors expédiée au promoteur. C'est ce que GNL Québec dit attendre pour décider de la suite des choses. Mais déjà, GNL Québec a licencié des employés à son bureau de Saguenay. Du côté de Gazoduq, qui pilote l'autre moitié du projet, soit la construction de la conduite de 780 kilomètres entre l'est de l'Ontario et le Saguenay, on dit attendre la décision de GNL Québec. Rappelons que Gazoduq et GNL Québec sont des filiales de la société en commandite Symbio Infrastructure. Le projet d'usine ainsi que celui du gazoduc sont en principe toujours étudiés par l'Agence d'évaluation d'impact du Canada (AEIC). De leur côté, on a confirmé que l'arrêt des évaluations se fait seulement sur la demande du promoteur. Il a aussi confirmé, sans surprise, que pour aller de l'avant un projet doit pouvoir compter autant sur les autorisations provinciales que fédérales. La Coalition Fjord, qui a milité contre le projet, avait annoncé récemment sur sa page Facebook qu'une assemblée citoyenne se tiendrait à la fin de l'été ou au début de l'automne pour statuer sur l'avenir du regroupement. Pour ce qui est du groupe GNL Sag-Lac, en faveur de GNL QUébec, un communiqué avait été publié plus tôt cette semaine avec des demandes pour le premier ministre Legault. Toutefois, le porte-parole Pierre Charbonneau ne se fait pas d'illusion quant à un éventuel changement de position de Québec.
Suite à l’annonce par le gouvernement du Québec de sa décision, le conseil d’administration de GNL Québec évalue présentement les étapes subséquentes. Nous n’avons toujours par reçu copie du décret et des détails afférents
, a indiqué Louis-Martin Leclerc, porte-parole de l'entreprise.Dans les circonstances, l’entreprise a pris l’approche prudente de ralentir considérablement ses activités et malheureusement, a dû également mettre fin à l’emploi de plusieurs employés. Ce n’est évidemment pas une décision facile puisque nous formions une équipe tissée très serrée. Nous allons accompagner ces employés dans cette transition et les remercions chaleureusement pour le cœur et l’énergie qu’ils y ont mis depuis 2015 à bâtir notre beau projet
, a-t-il poursuivi.Nous avons pris acte de la décision du gouvernement du Québec au sujet du décret pour Énergie Saguenay. Nous sommes à évaluer la situation quant à ce que ça veut dire pour la suite du projet Gazoduq
, a fait parvenir comme réaction Marie-Christine Demers, directrice principale des affaires publiques et relations avec les communautés pour Gazoduq. L'Agence d'évaluation d'impact du Canada analyse
Si le promoteur, Gazoduq Inc., ne met pas fin au processus d’évaluation d'impact, il devrait soumettre à l'Agence une étude d'impact contenant les informations et les études requises au plus tard le 17 juillet 2023
, a fait savoir par courriel Jean-Ridel Basigura, conseiller en communications à l'AEICLes projets évalués ont besoin d’obtenir les approbations et permis nécessaires tant au niveau fédéral que provincial afin de procéder. L’Agence analyse présentement les implications de la décision du gouvernement du Québec sur le processus d’évaluation fédéral
, a-t-il conclu.Partisans et opposants
Ça serait pas mal en septembre parce qu'en ce moment on se rend compte que les gens quand ils ont su que GNL avait été rejeté, donc nécessairement les gens ont fait : "Fiou, on va aller ailleurs, on va aller en vacances." Donc, c'est plus difficile de rejoindre les gens
, a mentionné Camille-Amélie Koziej-Lévesque, co-porte-parole de la Coalition Fjord..C'est sûr qu'on ne pense pas que le gouvernement va revenir sur sa décision parce qu'il perdrait la face. Mais je pense qu'un projet de cette importance-là est plus important que l'orgueil d'un gouvernement ou d'un parti politique
, a lancé Pierre Charbonneau.
Advertising by Adpathway






